Connaitre la définition d’une bonne planification financière
La planification financière est une méthode qui sert à définir vos objectifs financiers et à élaborer un plan pour les accomplir.
L’idée est de faire un état des lieux de la situation actuelle, de mettre en avant vos besoins et vos ambitions pour créer une stratégie sur-mesure et prendre des décisions financières éclairées.
Contrairement à certaines idées reçues, la planification financière s’adresse à tous ceux qui souhaitent bâtir un avenir serein, peu importe l’âge ou la situation socioprofessionnelle.
En fin de compte, la planification financière est un art qui vous permettra de mieux maîtriser vos dépenses, vous protéger et vous offrir une plus grande tranquillité d’esprit.
La planification financière, étape par étape
Pour pouvoir bien planifier, il convient de suivre un certain nombre d’étapes essentielles :
• Faire l’état des lieux de la situation financière. Cela passe par une phase analyse des revenus, des dépenses, des dettes et du patrimoine dans son ensemble.
• Cibler des objectifs. Cela peut concerner l’achat d’une maison, la transmission d’un patrimoine, etc.
• Construire un plan.
• Suivre et mettre à jour le plan. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il est normal que vos attentes et vos besoins changent. N’oubliez pas de mettre à jour votre plan s’il le faut.
Idées de techniques à utiliser pour votre planification financière
Dans un premier temps, il est important de pouvoir formaliser vos dépenses et mieux visualiser votre situation financière globale.
Vous pouvez utiliser une feuille de papier, dessiner un tableau et classer vos dépenses récurrentes… Ou travailler le tout sur Excel !
Vous l’avez compris : peu importe l’art ou la manière, le but est que vous analysiez votre contexte budgétaire dans le détail.
Cette phase est très intéressante : Vous identifierez ainsi les postes de dépense irréductibles de ceux dont vous pouvez vous passer. Vous aurez un meilleur contrôle sur vos dépenses.
Déterminer un budget par allocation de ressources
Vous savez comment vous dépensez et pourquoi.
Maintenant, vous allez pouvoir déterminer le budget que vous souhaitez allouer à chacun des différents postes de gestion budgétaire en pourcentage.
On en dénombre habituellement 3 :
• les dépenses essentielles (logement, électricité, assurance…),
• les dépenses libres
• l’épargne et les investissements
Chacun doit pouvoir évaluer ses besoins pour déterminer une répartition crédible et pertinente. À titre informatif, il existe la méthode des 50/30/20, qui permet d’allouer 50 % des revenus aux dépenses. En règle générale, les foyers dont les revenus sont les plus élevés consacrent une partie budgétaire plus faible aux dépenses essentielles que celle prévue dans la méthode des 50/30/20. Il est donc fondamental de bien réfléchir à sa situation et de tomber sur une répartition 100 % personnalisée.
Epargner et investir
Il est normal de vouloir le meilleur rendement pour son épargne. Mais il serait imprudent de se jeter sans réflexion sur les produits qui semblent les plus rentables : en effet, il est impératif d’opter pour des choix qui correspondent à votre profil investisseur.
Dans un premier temps, il est très important que vous puissiez constituer une épargne de précaution, équivalente - en général - à au moins 6 mois de dépenses contraintes. Une fois chose faite, vous pourrez passer à la partie placement/investissement.
À partir de là, on identifiera deux choses :
• Votre tolérance au risque
• Votre horizon d’investissement
Plus votre tolérance au risque (c’est-à-dire votre capacité à prendre des pertes) et votre horizon d’investissement sont élevés, plus vous pourrez consacrer une part importante de votre budget « épargne » à des placements dynamiques, à fort potentiel de rémunération (mais qui en contrepartie, présentent un risque de perte en capital).
Une fois chose faite, vous pourrez avoir une meilleure idée des types d’actifs que vous pouvez vous permettre d’avoir en portefeuille : actions, obligations....
Si au contraire, vous considérez que vous avez une faible tolérance au risque, vous allouerez une plus grande partie de votre épargne à des placements sans risque, garantis en capital.
Choisir les produits de placement adaptés
Maintenant que vous avez une idée de la répartition de votre épargne par type d’actif, vous pouvez vous interroger sur le type de produit de placement que vous souhaitez souscrire.
Le but sera notamment de choisir ce qui a le plus de sens pour vous (tout en analysant bien les contraintes, comme le blocage du capital sur une durée donnée etc.).
Il en existe de nombreux, comme l’assurance-vie par exemple.
Les erreurs a éviter lors de la planification financière
Oublier des dépenses : Lorsque l’on identifie un budget prévisionnel, il est fondamental de prendre en compte l’ensemble des dépenses. Pour plus de sécurité, il est possible d’opter pour une marge supérieure à 10% des dépenses que vous avez en tête.
Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier : voici un adage populaire que tout épargnant se doit de retenir. Manquer de diversification est pourtant une erreur assez fréquente. Il est important de penser à répartir ses investissements sur plusieurs supports ou types d’instruments financiers différents.